Africa Risk Map

1. La situation générale de l’Afrique en 2008-2009 au regard du SRI

Ainsi que le montre la carte de l’Afrique ci-dessus, en 2008-2009, 34% des pays africains (15 pays sur 44 retenus) pouvaient être considérés comme des pays à forte conflictualité et/ou instabilité socio-politique (pays en "rouge" ou en "rose" sur la carte de l’Afrique). En revanche, la majorité des pays africains, soit 64% (29 pays sur les 44 retenus) connaissaient eux la stabilité ou une conflictualité significativement réduite (pays en "bleu foncé" ou en "bleu clair" sur la carte de l’Afrique). Ainsi donc, si des pays comme la Mauritanie, l’Algérie, le Tchad, le Soudan, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Kenya, l’Ouganda, le Burundi s’affichaient comme des zones d’insécurité et/ou de fortes tensions, d’autres comme le Sénégal, la Tunisie, le Ghana, le Burkina, le Bénin, le Gabon, l’Angola, la Namibie, la Zambie, le Botswana, la République du Congo, pour ne citer que ceux-là, pouvaient être considérés comme exemplaires.

L’analyse synthétique qui suit permet de cerner la situation générale de l’Afrique sur la décennie 2000-2009.

2. La situation générale de l’Afrique sur la décennie 2000-2009 au regard du SRI

Les pays ont été répartis suivant les critères de score suivants:

  • 0-1 : les pays n’ayant jamais dépassé les SRI moyens africain et/ou régional ET ceux qui ne les ont dépassé qu’une seule fois sur cinq au cours de la décennie (2000 – 2009)
  • 2 : les pays ayant dépassé les SRI moyens africain et/ou régional deux fois sur cinq au cours de la décennie (2000 – 2009)
  • 3 : les pays ayant dépassé les SRI moyens africain et/ou régional trois fois sur cinq au cours de la décennie (2000 – 2009)
  • 4-5 : les pays ayant dépassé les SRI moyens africain et/ou régional quatre ou cinq fois sur cinq au cours de la décennie (2000 – 2009)

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La synthèse de nos analyses/SRI qui couvrent la décennie 2000-2009 montre que, si la visibilité de certains pays africains dans les médias a souvent été associée à un haut niveau de risque, celle de la majorité des pays africains a été plutôt associée à un niveau de risque acceptable. Si donc quelques zones d’instabilité (voire de fortes conflictualités) demeurent en Afrique, nombreuses sont les zones de stabilité qui nourrissent des espoirs de (re)conquête économique et sociale, et ouvrent des espaces d’opportunités d’affaires, d’entreprises productives et d’investissements prospectifs.

Il est important de noter que toute instabilité d’un pays ou d’une région a un impact négatif sur les perspectives économiques des pays/régions limitrophes et du continent africain dans son ensemble. Ceci corrobore, en termes plus techniques, ce que la Banque Africaine de Développement (BAD) appelle « la covariance des risques et les effets de contagion ou de voisinage » qui plombent la compétitivité et l’attractivité de l’économie africaine face aux économies du reste du monde.

L’amélioration de la stabilité globale du continent favorise l’émergence d’un cadre institutionnel solide et d’un climat de confiance mutuelle qui encouragent à la fois l’investissement prospectif et productif.