MedicaQualiteAfriqAsiEuropeD'une manière générale, nous savons que la circulation des médicaments de mauvaise qualité représente une menace sérieuse et permanente de santé publique.

Ce que montre le graphique ci-contre, sur la base de l'analyse de ces corpus de discours pertinents, c'est que cette problématique a pris significativement plus d'importance au cours de ces dernières années (2009 - mi-2011) aussi bien en Afrique, qu'en Asie et même en Europe.

(N.B. : Précisons que par "qualité des médicaments" nous entendons un groupe sémantique qui renvoie à "qualité" (bonne ou mauvaise) bien-sûr, mais aussi à : "mal fabriqués", "faux", "contrefaits" "dangereux", "non ou mal contrôlés/vérifiés", "inefficaces", "interdits", "posant des problèmes de sécurité/insécurité", etc.)

Le graphe ci-après, réalisé sur la base de l'étude des co-occurrences du référent "qualité", permet d'accéder à son univers de sens tel qu'il acté dans l'ensemble des corpus de discours représentatifs analysés.

Graphe_QualiteMedicaments_03

Le graphe sémantique ci-dessus semble dire que la quête de l'assurance d'une haute ou meilleure qualité des médicaments (génériques en particuliers) et des produits de santé en général, implique de renforcer les systèmes de contrôle (des marchés pharmaceutiques, des circuits d'approvisionnement, etc) et de vérification (des médicaments et autres produits de santé) en s'appuyant notamment sur des laboratoires nationaux de contrôle de la qualité.

Une question restera cependant posée : A quel niveau faut-il mettre le curseur des contrôles et des vérifications nécessaires pour ne pas porter préjudice à l'accès aux médicaments génériques en particulier, quand on sait que, par exemple, derrière la lutte contre la contrefaçon peuvent se cacher des dispositions renforçant les règles de la propriété intellectuelle ? La question mérite d'être posée, parce que nous savons que les enjeux commerciaux ne sont pas toujours compatibles avec les enjeux de santé publique.